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Besoin urgent de classes (et de profs) à Bruxelles !
Aujourd’hui, à Bruxelles, de nombreuses écoles sont arrivées à saturation, incapables d’accueillir de nouveaux enfants, et cela dès l’enseignement maternel, qu’il soit francophone ou néerlandophone, et quel que soit le réseau (officiel ou libre).
L’essor démographique que nous connaissons à Bruxelles et le rajeunissement de la population laissent présager une aggravation plus qu’inquiétante de cette situation au cours des cinq années à venir…
De leur côté, les enseignants font face à une réelle dévalorisation de leur profession, et leur formation ne les prépare pas toujours à faire face aux défis éducatifs propres aux grandes villes (grande diversité culturelle des élèves, part importante de primo-arrivants, forte dualisation sociale des familles, etc.). Confrontés à des conditions de travail de plus en plus pénibles, sans véritable appui pédagogique, six jeunes enseignants sur dix abandonnent le métier au bout de quelques années ou cherchent à enseigner en-dehors de la Région, aggravant ainsi la pénurie de personnel enseignant qualifié à Bruxelles.
Les Bruxellois sont donc confrontés à la fois à un manque de places disponibles et à un manque de profs qualifiés… Ces deux problèmes, cumulés, renforcent terriblement la ségrégation scolaire, tant les places dans les ‘bonnes’ écoles sont rares.
Notre enseignement est plus que jamais bloqué dans sa mission d’ascenseur social, au détriment des plus fragiles (un enfant sur trois vit, à Bruxelles, sous le seuil de pauvreté)… mais pas seulement : notre Ville-Région ne peut se développer harmonieusement si son enseignement reste en rade et c’est tout notre projet de ville, égalitaire et émancipateur, qui est ainsi mis en péril.
Les Communautés et la Région ont certes pris une première série de mesures en matière de création de places scolaires et entamé une réflexion sur la pénurie d’enseignants, mais c’est nettement insuffisant. En outre, les conflits communautaires actuels enveniment les choses et compromettent les initiatives de la Région en faveur de la population (cf. le recours en annulation déposé par la Gouvernement flamand).
La FGTB de Bruxelles demande aux pouvoirs publics (la Région et les deux Communautés, ensemble) de mettre d’urgence en place un véritable Plan de Sauvetage des écoles, garantissant à tous les jeunes Bruxellois un accès égal à un enseignement de qualité, dans un environnement favorable, avec un personnel scolaire formé et en nombre suffisant.
Besoin urgent de classes (et de profs) à Bruxelles !
La FGTB se bat pour un enseignement de qualité
pour tous les enfants
Visionnez ici les reportages des médias présents lors de cette action :cp[
Arrêt de travail ce 29 avril - contre le décret "Robin des bois"
Comme vous l'avez certainement lu ou entendu dans les médias, la Ministre de l'Enseignement, Marie - Dominique SIMONET a l'intention de proposer un décret "encadrement différencié" qu'elle compte bien financer par le principe des vases communicants ou autrement dit, en enveloppe fermée.
Dans la presse, ce projet a été présenté ne manière inappropriée, comme projet "Robin des Bois" et c'est malheureusement uniquement cela que l'opinion publique semble retenir.
Ce décret est grave et dangereux pour notre enseignement.
En ultra-résumé, ce décret aura pour conséquences :
1) de n'apporter aucun moyen supplémentaire à nos écoles et ne remplira donc pas l'objectif fixé par le principe même de l'encadrement différencié ;
2) au contraire, ce décret diminuera les moyens actuels des établissements tant dans l'enseignement fondamental que secondaire ;
3) de plus, il permettra désormais aux PO de détourner des périodes de cours afin de les transformer en emplois dévolus pour des tâches administratives ou de conseil pédagogique, réduisant donc automatiquement l'encadrement, ce qui, inévitablement, aura pour impact d'augmenter, de manière indirecte, le nombre d'élèves par classe.
Cette réduction d'encadrement touchera également et très clairement aussi l'ENSEIGNEMENT MATERNEL.
Outre cela, le principe même de financer un projet en puisant dans les moyens existants plutôt qu'en apportant un financement complémentaire est à nos yeux, également tout à fait inacceptable. Par ailleurs, l'enseignement officiel semblerait plus touché par ces mesures que l'autre réseau. C'est encore plus inacceptable.
Aussi, le front commun syndical appelle ce jeudi 29 avril à l'organisation dans les établissements scolaires de tous les niveaux et de tous les réseaux, à un arrêt de travail d'information sur le sujet.
Pour ce faire, vous trouverez, en annexe, le communiqué de presse qui a été diffusé. Vous pouvez également l'afficher et le diffuser largement.
INFORMATIONS PRATIQUES - POUR TOUT LE MONDE - RAPPEL
1) Un arrêt de travail se fait pour une durée maximale de 49 minutes.
2) L'arrêt de travail est ouvert à tout le monde, y compris les personnes non affiliées.
3) L'organisation de la surveillance des élèves durant l'arrêt de travail est de la responsabilité du chef d'établissement et non la vôtre (l'arrêt de travail est un droit qu'une direction ne peut vous refuser, même si vous êtes seul(e) à le faire et certainement pas sous le prétexte de la surveillance des élèves).
4) Sauf si l'établissement ou le PO avait pris des mesures particulières (ce qui serait idéal et prouverait qu'il s'agit d'un PO conscient de ses responsabilités en matière d'Instruction publique), il est prévu que ce soit les enseignants qui ne participent pas à l'arrêt de travail qui assurent la surveillance des élèves "libérés" par ceux qui y participent. Néanmoins, si toute l'équipe éducative décide de faire l'arrêt de travail (ce qui serait aussi idéal), il est prévu de désigner au sein de l'équipe, un groupe de personnes qui, tout en étant déclarées en arrêt de travail, assurent la surveillance des enfants avec la direction de l'établissement, (ceci concerne plus particulièrement l'enseignement fondamental et a pour objectif d'assurer la sécurité des enfants). (NB : ceci est plutôt un modus operandi qu'une réelle contrainte légale)
5) Idéalement, merci d'informer notre régionale, avant l'arrêt de travail, du moment auquel il a lieu afin de pouvoir faire un état des lieux a priori et d'éventuellement répondre aux demandes médiatiques (NB la télé nous contacte souvent pour aller filmer dans les établissements, ce serait donc bien d'avoir avant jeudi, une idée d'où cela s'organise afin que ce soit bien l'enseignement officiel qui soit mis en évidence dans les médias).
6) Idéalement encore, merci d'informer notre régionale a postériori, du nombre de personnes ayant participé à l'arrêt de travail afin d'évaluer la réussite de l'action.
INFORMATION PRATIQUES POUR LES DÉLÉGUÉS D'ÉTABLISSEMENT :
1) L'arrêt de travail se fait en front commun, n'hésitez donc pas à prendre contact avec les autres organisations syndicales de vos écoles afin d'organiser cela ensemble.
2) La réunion des délégués convoquée le 28 avril est bien maintenue mais l'ordre du jour en sera modifié et comprendra en premier point l'information pour l'arrêt de travail prévu pour le lendemain. Nous sommes en attente de documents qui vous seront distribués.
3) Comme vous le verrez dans le communiqué de presse, une action est déjà prévue à Namur le 29 après-midi. Ceux d'entre-vous qui souhaiteraient y participer, sont bien entendu, les bienvenus et peuvent d'ores et déjà, communiquer leurs noms à notre secrétariat auprès de [Monica Rivera]mail: monica.rivera@cgsp.be qui vous transmettra, dès qu'elle en aura possession, les modalités pratiques.
4) Si certains d'entre-vous n'avaient...
Parents, on vous ment !
L’arrêt de travail observé ce jeudi 17 septembre 2009 par les enseignants a deux objectifs :
- Faire connaître au Gouvernement de la Communauté française notre opposition aux propositions de la Ministre SIMONET visant à réduire les moyens consacrés à l’école et à diminuer le nombre d’enseignants.
- Rétablir la vérité auprès des parents et étudiants face aux fausses affirmations qui circulent.
Le Gouvernement MENT lorsqu’il affirme vouloir donner la priorité à l’enseignement, à la lutte contre l’échec scolaire et à la revalorisation du métier d’enseignant. En effet, à peine installé, ce même Gouvernement propose des mesures d’austérité qui réduiront l’encadrement pédagogique, démotiveront les enseignants et briseront la confiance retrouvée au sein de l’école.
On vous MENT aussi en affirmant :
1. Que les enseignants prestent tous 20 périodes par semaine devant élèves et pourraient assumer deux périodes supplémentaires dans le cadre de leur plage-horaire.
FAUX ! Les prestations hebdomadaires pour un horaire complet rémunéré peuvent varier selon la fonction de 20 à 36 périodes. A cela s’ajoute le temps consacré aux préparations, aux corrections, à la documentation, à la formation, à la participation aux réunions,…
2. Que les enseignants n’effectuent pas la totalité des périodes pour lesquelles ils sont payés.
FAUX ! Les enseignants sont rémunérés pour les prestations minimales de leur plage horaire. Toute augmentation de travail dans ce cadre est prestée gratuitement et au détriment de l’emploi des collègues.
3. Que les enseignants peuvent partir à la pension dès 55 ans.
FAUX ! L’âge légal de la retraite pour les enseignants est de 65 ans mais ils peuvent (comme l’ensemble de la Fonction publique) la demander à 60 ans. Un enseignant âgé de 55 ans ou plus peut solliciter une réduction partielle ou totale de ses prestations mais il perçoit alors un traitement d’attente réduit jusqu’à sa pension.
4. Que ces mesures ne vont pas décourager les candidats au métier.
FAUX ! Déjà actuellement de nombreuses fonctions de l’enseignement sont touchées par la pénurie et un enseignant sur deux abandonne, découragé, le métier dans les 5 premières années. La détérioration des conditions de travail que provoqueront ces mesures accentuera le problème.
Ni les enseignants ni les citoyens ne sont responsables de cette crise provoquée par la course au profit des institutions financières. Ils seront tous cependant victimes des mesures d’austérité que prendra le gouvernement fédéral. De plus, nombre d’entre eux paieront cette crise par la perte de leur emploi. C’est aux coupables de la crise (et à ceux qui en profitent) et non à l’école d’en assumer les conséquences.
Nous espérons par ces précisions vous avoir clairement et honnêtement informés des raisons de notre action qui n’a d’autre but que de nous permettre d’exercer notre métier dans une école rénovée, moderne et solidaire, assurant les meilleures chances de réussite à tous vos enfants.
Nous vous demandons dès lors de nous soutenir dans notre combat et nous vous en remercions.
EDITEUR RESPONSABLE : Pascal CHARDOME- Président de la CGSP ENSEIGNEMENT –
Place FONTAINAS 9/11 – 1000 BRUXELLES
Sous les pavés, la plage-horaire !
Réuni à Bruxelles le vendredi 11 septembre 2009, le Front Commun Syndical de l’Enseignement
MARQUE sa ferme opposition aux mesures d’économies présentées par la Ministre de l’enseignement obligatoire, mesures en contradiction avec plusieurs dispositions de la D.P.C. ;
DENONCE avec virulence les propositions visant à revoir les fins de carrière et à augmenter la charge de travail par des prestations supplémentaires non rémunérées, mesure qui pèsera négativement sur l’encadrement pédagogique, générera des pertes d’emplois et s’inscrit à contre-courant d’une politique de relance ;
DEMANDE à toutes ses délégations syndicales, tous niveaux et tous réseaux confondus, d’effectuer un arrêt de travail d’information et de mobilisation ce jeudi 17 septembre 2009 ;
REVERRA avant le conclave budgétaire ses instances pour évaluer la situation politique et la poursuite du mouvement.
APPEL : Marc WILLIAME
CGSP ENSEIGNEMENT : Pascal CHARDOME
CSC ENSEIGNEMENT : Prosper BOULANGE
SEL-SETCA : Joan LISMONT
SLFP ENSEIGNEMENT : Fabienne DEROME
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Editeur responsable- Verantwoordelijke Uitgever : Jean-Pierre Knaepenbergh, rue du Congrès, 17-19 1000 Bruxelles
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