Une photo de Saint-Nicolas – Voilà, vous direz-vous, une initiative étonnante sur un site syndical…
Si ce Saint-Nicolas est passé à l’IRB, c’était pour la fête des employés, c'est-à-dire la fête de nos collaborateurs qui s’occupent de vous et de vos dossiers.
Mais il est bien sûr le symbole de la fête des enfants, de vos enfants, c'est-à-dire des générations futures appelées à nous succéder sur terre et dans notre mouvement syndical.
Le sommet de Copenhague sur le climat tente de prendre des mesures pour sauver la planète et l’environnement des futures générations et la nouvelle décennie qui s’ouvre sera plus que vraisemblablement déterminante.
Mais cette prochaine décennie sera également cruciale au plan de l’organisation de notre société.
Si nous voulons offrir une société respectueuse de chacun de ses citoyens, basée sur nos valeurs où chaque individu puisse bénéficier d’une vie décente et de la solidarité de tous, nous devons, dès aujourd’hui, préparer cette nouvelle décennie pour un « pacte des générations » humain, solidaire basé sur des services publics performants.
Car la dernière décennie de la « terreur » peut se résumer à un totalitarisme libéral, universel (économique, politique et culturel) aussi dramatique pour notre avenir que celui de certains régimes du XXème siècle.
Ces 10 dernières années, il s’est construit, à la demande du monde politique, à quelques exceptions près, un encadrement de techniciens, de managers autour d’une doctrine anti-services publics dans les institutions financières, politiques et sociales au plan européen.
Cette tentative d’anesthésie générale a malheureusement connut un certain succès ces 10 dernières années.
Aussi, devons-nous, si nous voulons, comme Saint-Nicolas, offrir aux futures générations un grand sourire, un regard lumineux, bref, un réel avenir, faire en sorte que la prochaine décennie soit celle du réveil et de la reprise en main de la société sur base de nos valeurs.
C’est à nous, syndicats, après avoir passé une décennie le nez dans un guidon, de relever la tête pour voir plus loin et garantir à long terme et à tous, un enseignement de qualité, une politique décente de santé, un accès à la culture, etc.…
Ce défi est notre devoir et demandera sans aucun doute beaucoup d’effort, une certaine remise en question de soi, voire de notre méthode de travail et de nos structures.
Espérons que le Congrès fédéral de juin 2010 de la FGTB ira dans ce sens.
Meilleurs vœux 2010 à tous !
Jean-Pierre Knaepenbergh,
Secrétaire Général
IRB - BIG